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Témoignages Post-pandémie: comment ira la planète?

Question diffusée du 23 au 30 avril 2020

Le monde est en pause et la planète en profite pour reprendre son souffle. Depuis le début de la pandémie, on remarque des changements au niveau environnemental. Est-ce que cela vous inspire à modifier vos habitudes? Pensez-vous que cette épreuve aura un impact à long terme sur le développement durable?


Témoignage de Marie-Laura

32 ans, Maliotenam

Renouveau, les gens sont amenés à se surpasser et oui cela pourrait changer le cours de l’humanité.


Témoignage de Luce

68 ans, Trois-Rivières

Non seulement la planète reprend son souffle, mais elle se repose et elle respire mieux. Si elle pouvait parler, elle nous dirait sûrement que cette pause lui fait grand bien.

C’est comme si elle nous disait dans un cri du cœur: arrêter de me malmener, d’épuiser mes ressources, de polluer et de gaspiller, laisser-moi respirer dans ma maison, faites un peu d’air autour de moi. Nous devons être davantage conscients que les ressources des forêts et des lacs doivent être exploitées de façon modérée, intelligente, en respectant les limites des capacités de notre environnement et non en le surchargeant par notre voracité à extraire, déboiser, creuser. Collectivement, nous devrons modifier certaines de nos habitudes. Pour le long terme, ou bien on continue de malmener sans vergogne notre environnement, ou bien, tous ensemble, on essaie de faire mieux et de presser nos gouvernements de prendre la question très au sérieux. Il y va de la survie de notre espèce. Prouvons tous ensemble que nous pouvons faire mieux que de s’auto-détruire.


Témoignage de Victor

16 ans, Montréal

Nos habitudes sont modifiées en grande partie à cause du confinement.

Nous consommons beaucoup moins. Par exemple, nous ne pouvons plus aller au centre d’achat ni au cinéma et nous allons à l’épicerie qu’une fois par semaine. Nous utilisons donc la voiture moins souvent. De plus, comme le port du masque est recommandé, nous avons décidé d’opter pour des masques en tissus lavable et réutilisables de confection artisanale et locale. Pour ce qui est du développement durable, il est possible que les gens qui auront pris l’habitude d’acheter local continue de le faire, ce sera bon pour l’environnement et l’économie du Québec.


Témoignage de Louise

67 ans, Québec

Je souhaite que l’humanité prenne conscience de ce qui se passe actuellement: la pollution atmosphérique a tendance à diminuer, il y a moins de véhicules sur les routes donc moins de gaz à effet de serre.

Malgré ça, la mémoire est une faculté qui oublie. J’espère que dans cette épreuve les gens oublieront moins vite!


Témoignage de Sarah

34 ans, Trois-Rivières

Évidemment, nous souhaitons tous que la pandémie ait un impact positif sur la planète… mais à l’heure où l’on ne cesse de parler du fameux “retour à la normale”, il faudrait commencer par prendre conscience que la “normale” est un problème en soi.

Nous nous sommes abondamment penchés sur les conséquences du coronavirus, mais très peu sur ses causes: le capitalisme, l’extractivisme, la destruction des milieux naturels, la surconsommation effrénée… Si l’on n’accepte pas l’idée que la “normale” n’était pas souhaitable, rien de durable ne pourra réellement jaillir de ce que nous traversons actuellement. Dans un monde ultra mondialisé, où toutes les économies sont imbriquées les unes dans les autres, comment revenir à une échelle locale qui saurait limiter la pollution et inverser la tendance des changements climatiques? Ça prendra une dose énorme de volonté politique. On a constaté, avec la pandémie, que les gouvernements du monde étaient bien en mesure de prendre des décisions musclées et de faire pleuvoir de l’argent quand il le fallait. Mais après… puisque l’urgence du climat est moins tangible que celle d’un virus, est-ce que cette volonté sera mise de l’avant à nouveau pour l’environnement? Je le souhaite, mais j’en doute. L’avenir nous le dira…


Témoignage de Joanie

30 ans, Québec

J’espère que la planète ira mieux. J’espère que les gens continueront à acheter local et ainsi réduiront leur empreinte écologique en privilégiant les circuits courts. J’espère aussi que nos dirigeants comprendront la nécessité de respecter la planète, comme le virus est le résultat d’un déséquilibre causé par l’homme. Malheureusement, je ne sais pas si à long terme nous pouvons nous attendre à des changements qui auront un impact. L’économie et son roulement prennent encore beaucoup trop de place.


Témoignage de Jacqueline

60 ans, Québec

Comme cette photo, tout est flou…autant avant (l’arbre cachait la forêt), pendant (on ne sait pas vers où on s’en va) qu’après (que nous réserve l’avenir)… reste le temps présent qu’on peut décider d’admirer ou de s’en plaindre.


Témoignage d'Alexandra

25 ans, Québec

Mes plants de tomates ! C’est mon projet pendant le confinement.


Témoignage de Léa

16 ans, Montréal

On réalise déjà de plus en plus que la planète vit mieux sans les humains. Selon moi, c’est un assez gros message envers nos dirigeants, qu’il est temps d’agir face à la crise climatique. Je sais, je suis persuadée que les choses vont changer après cette pandémie, car, par exemple, tous les jours, François Legault (Justin Trudeau est inclus là-dedans) répète qu’il écoute la science et prend des décisions en conséquence. Aussi, les mesures sont prises pour sauver l’ensemble de la population, mais également pour sauver le futur des aînés (avec la crise sanitaire des CHSLD). Or, si le plan de relance économique n’est pas vert et pensé pour la planète, il se verra jugé et oppressé pour faire autrement, d’autant plus qu’agir pour la crise climatique c’est sauver le futur de notre génération! Pour ma part, je continuerai mes actions: magasiner en friperie plutôt qu’en magasin, faire du vélo, prendre les transports en commun, manger peu de viande et acheter local, bio et en vrac.

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